<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?>
<rss version="2.0">
<channel>
<title>_les pages de la liseuse__________________________________</title>
<description></description>
<link>http://laliseuse.zeblog.com/</link>
<language>fr</language>
<generator>ZeBlog.com</generator>

<item>
	<title>Prise dans le tourbillon de la vie</title>
	<description><![CDATA[Frappons doucement à la porte de Baba Yagaa, entrons en silence, et d'un geste vif, volons la formule magique.

]]></description>
	<link>http://laliseuse.zeblog.com/309739-prise-dans-le-tourbillon-de-la-vie/</link>
	<author>la liseuse</author>
	<pubDate>Sun, 06 Apr 2008 22:15:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Seconde main et trois pieds</title>
	<description><![CDATA[
Quand j’étais petite (et à y bien réfléchir, aujourd’hui encore), ce qui m’agaçait le plus prodigieusement du monde c’était lorsque, bien que partie dans une tirade passionnante, l’on m’interrompait pour me dire «&nbsp;ralentis, ralentis, on comprends rien à ce que tu dis&nbsp;».  Aussitôt dit aussitôt fait, cette phrase provoquait inéluctablement chez ma petite personne capricieuse une bonne quinzaine de minutes de silence boudeur (pas plus, après ça devient difficile), et il va de soi que je refusais tout net de répéter ce que je venais de dire.  C’est que j’avais telllleeement de choses à dire&nbsp;! Et les choses n’ont pas beaucoup changé..    &nbsp;Aussi aujourd’hui avais-je l’intention de vous parler de l’œuvre de Daniel Pennac en partant du petit volume intitulé «&nbsp;Des chrétiens et des Maures&nbsp;».  Mais voyons, c’est impossible, après Gide tire la gueule et Fritz Zorn pousse des hululements morbides du fin fond de son tombeau.    &nbsp;Alors je me suis dit, «&nbsp;minette réfléchis 2 secondes (ralentis, je comprends rien à ce que tu’m dis)&nbsp;» Et j’ai trouvé un point commun à tous ces ouvrages&nbsp;: Ce sont des livres d’occasion.  En effet, la plupart des aimables auteurs qui acceptent non sans ascétisme de s’installer dans ma modeste bibliothèque sont tous des livres ayant déjà eu une vie (j’adore cette idée).  Les seuls livres achetés sont ceux pour qui je n’ai pas su être assez patiente.. Mais il va de soi qu’un bon Balzac se trouve sans grande difficulté dans n’importe quel petit bookshop Oxfam ou dans ces mini librairies où les vieux propriétaires jouent en cachette au tétris ou feuillètent avec nonchalance un livre relié du début 19ème tellement le flux de dangereux voleurs à l’étalage est faible dans ces contrées à l’odeur si caractéristique.    &nbsp;Je préfère ces vieux livres aux neufs, ils en imposent beaucoup plus. Ce n’est pas à la portée de tous les livres de pouvoir se vanter d’être dédicacé, offert, annoté, bariolé, tordu et/ou relié.  J’aime ces petites notes que les différents lecteurs ont pu laisser dans la marge, ces petits mots de prompt rétablissement, l’impression de pouvoir savoir quel chapitre a été le plus relu de tout l’ouvrage.  Le livre est un objet certes, mais il reflète des époques et des gens qui méritent que l’on s’intéresse à eux.(enfin, si on aime ça…)  Aussi vais-je vous présenter pas à pas quelques uns de mes amis livresques.  &nbsp;  Pour commencer avec brio je vais vous présenter le plus lu et relu de mes vieillards «&nbsp;les nourritures terrestres et les nouvelles nourritures&nbsp;» d’André Gide.  La première partie a été publiée en 1897 (Gide avait alors 28ans) et la seconde, «&nbsp;les nouvelles nourritures&nbsp;», en 1935.  Mon édition, quant à elle, date de 1942, c’est l’édition de la nrf (magazine fondé début 20ème et patronné par, je vous le donne en mille, André Gide). Evidemment, avec le temps, il a pris cette teinte jaunie que j’aime tant, les coins sont tordus et il a du prendre l’eau car toutes les pages ressortent légèrement froissées. Comment nier un charme si indéniable&nbsp;!  Il poursuit son tour de séduction en étant doublement signé. Vous savez, de ces belles signatures de professeur de primaire qui passent derrière les rangs pour redresser les dos malheureux et tordus de quelques uns de ses élèves.  Ici, la plus ancienne est tracée à l’encre, c’est celle d’un certain L. Briamont. Je l’imagine adolescent, issu d’une «&nbsp;bonne famille&nbsp;» où l’on a bien appris à prendre soin de ce que l’on possède. Alors il trace soigneusement, de biais, de cette écriture nette d’érudit son nom oublié.  Une autre page, une signature plus récente, de janvier 1983 (j’apprécie les gens précis), celle de J. Jims peut-être, ici je doute, c’est d’autant plus agréable.  Cette personne a-t-elle hérité du livre ou l’a-t-elle acheté tout comme moi&nbsp;? Qu’a-t-elle pensé alors de l’autre personne dont les doigts avaient déjà tourné ces pages.    &nbsp;Une chose est sûre, j’ai été la première à corner et à annoter ce papier. Ami peu cher par son état mais d’une si grande richesse par son vécu et surtout par son contenu.    &nbsp;Parce que là reste quand même le plus important, ne l’oublions pas.   Et ici, eh bien, écoutez, c’est tout simplement grandiose. Il marque une période de ma vie, peut-être devrais-je l’inscrire dans le livre pour les prochains&nbsp;?  Je l’ai acheté il y a deux étés de cela, mon premier été réel dans ma nouvelle vi(ll)e.  Et l’atmosphère était idéale pour cette lecture, ou peut-être était-ce cette lecture qui créait d’elle-même cette atmosphère si propice.  Toujours est il que ce livre est une «&nbsp;bible&nbsp;», beaucoup plus efficace dans mon cas que les vrais ouvrages religieux ou psychologiques, qui nous fait méditer et reprendre pied. Un mélange de tous les styles de tous les genres, une richesse graphique, tous tournés vers le   même astre&nbsp;: l’Humain.<img src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/l/laliseuse/gid66.jpg">(http://www.kalin.lm.com/gidph1.html)  &nbsp;  Des extraits valent mieux que de longs et monocordes discours&nbsp;:  &nbsp;  «&nbsp;Je voudrais arriver à cette heure de nuit où tu auras successivement ouvert puis fermé bien des livres cherchant dans chacun d’eux plus qu’il ne t’avait encore révélé&nbsp;; où tu attends encore&nbsp;; où ta ferveur va devenir tristesse, de ne pas se sentir soutenue. Je n’écris que pour toi&nbsp;; je ne t’écris que pour ces heures.&nbsp;»  &nbsp;  «&nbsp;Leur sagesse&nbsp;?... Ah&nbsp;! leur sagesse, mieux vaut  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; n’en pas faire grand cas.  &nbsp;&nbsp; Elle consiste à vivre le moins possible, se méfiant  de tout, se garant.  &nbsp;&nbsp; Il y a toujours, dans leurs conseils, je ne sais  quoi de rassis, de stagnant.  &nbsp;&nbsp; Ils sont comparables à certaines mères de fa-  milles qui abrutissent de recommandations leurs  enfants&nbsp;:   -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; «&nbsp;Ne te balance pas si fort, la corde va cra-  quer&nbsp;;   &nbsp;&nbsp;&nbsp; Ne te mets pas sous cet arbre, il va tonner&nbsp;;  &nbsp;&nbsp;&nbsp; Ne marche pas où c’est mouillé, tu vas glisser&nbsp;;  &nbsp;&nbsp;&nbsp; Ne t’assieds pas sur l’herbe, tu vas te tacher&nbsp;;  &nbsp;&nbsp;&nbsp; A ton âge, tu devrais être plus raisonnable&nbsp;;  &nbsp;&nbsp;&nbsp; Combien de fois faudra-t-il te le répéter&nbsp;:  &nbsp;&nbsp;&nbsp; On ne met pas ses coudes sur la table.  &nbsp;&nbsp;&nbsp; Cet enfant est insupportable&nbsp;!&nbsp;«&nbsp;  -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ah&nbsp;! Madame, pas tant que vous.»  &nbsp;  «&nbsp;On n’est sûr de ne jamais faire que ce que l’on est incapable de comprendre. Comprendre, c’est se sentir capable de faire. ASSUMER LE PLUS POSSIBLE D’HUMANITE, voilà la bonne formule&nbsp;»&nbsp;   &nbsp;  «&nbsp;Alors, je me dis que ça ne doit être pas si difficile de mourir, puisque, en fin de compte, tous y parviennent. Et ce ne serait peut-être, après tout, qu’une habitude à prendre, si seulement on ne mourait pas rien qu’une fois.  &nbsp;&nbsp; Mais la mort est atroce à qui n’a pas rempli sa vie. A celui-ci la religion n’a que trop beau jeu pour lui dire&nbsp;: - Ne t’en fais pas. C’est de l’autre côté que ça commence, et tu seras récompensé.  &nbsp;&nbsp; C’est dès «&nbsp;ici bas&nbsp;» qu’il faut vivre.&nbsp;»  &nbsp;  «&nbsp;Colline de Vincigliata. Là j’ai vu pour la première fois les nuages, dans l’azur, se dissoudre&nbsp;; je m’en étonnai beaucoup ne pensant pas qu’ils pussent ainsi se résorber dans le ciel, croyant qu’ils duraient jusqu’à la pluie et ne pouvaient que s’épaissir. Mais non&nbsp;: j’en observais tous les flocons un à un disparaître&nbsp;; - il ne restait plus que de l’azur. C’était une mort merveilleuse&nbsp;; un évanouissement en plein ciel.»<img src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/l/laliseuse/nuages.jpg">  (http://www.freemages.fr/browse/show.php?id=650)    
]]></description>
	<link>http://laliseuse.zeblog.com/248679-seconde-main-et-trois-pieds/</link>
	<author>la liseuse</author>
	<pubDate>Thu, 13 Sep 2007 18:55:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>&quot;l'Homo sovieticus&quot;</title>
	<description><![CDATA[
      &nbsp;«&nbsp;Evoquées autrement, ces rencontres manquées auraient pu tracer une belle histoire tragique. Mais elles étaient dites confusément, au milieu des bruits d’un train arrivant dans une grande ville noire et glacée. Elles avaient été sans doute vécues ainsi, dans la confondante simplicité avec laquelle se vivent les vies brisées&nbsp;».  &nbsp;<img src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/l/laliseuse/makine2.GIF">  «&nbsp;La musique d’une vie&nbsp;» d’Andreï Makine est un livre de paroles confiées. Paroles de l’énonciateur initial, celui qui pose avec talent l’oppressante atmosphère d’un lieu – une gare perdue au milieu de l’Oural- afin de mieux traduire toute la réalité d’une vie, d’une société, d’un type d’homme, l’homo sovieticus, et paroles de celui dont il aura la chance d’écouter l’Histoire.  Ici, celui qui va prendre la parole en tant qu’«&nbsp;homo sovieticus&nbsp;» est le mystérieux Alexeï Berg. Après une rencontre quasiment irréelle, son récit prend vie &nbsp;alors que le train entame ses premiers kilomètres dans un désert blanc&nbsp;; ou plus justement, avec le branlement du train débute l’histoire d’un jeune homme, d’un être disparu, perdu dans la seconde guerre mondiale, dans son identité et sa réalité.  Alexeï Berg, fils d’artistes, devait donner son premier concert de piano le 24 mai 1941. Il transcrit avec amertume ce temps d’avant guerre où le trac et l’enthousiasme le grisaient encore. Hélas, ce spectacle n’aura jamais lieu. Sa vie, tout ce qui assurait l’unité de son être, vont être rattrapés par l’Histoire et l’oubli.  Contraint à la fuite, il vivra la guerre, il fera la guerre, avec l’identité d’un autre. Toujours il faudra rester lisse et au plus près de l’autre pour ne pas être pris. Il rencontrera des corps de femmes, des yeux livides de cadavres, un amour lié, l’odeur de l’iode.  Mais jamais il ne provoquera nos larmes, jamais il n’y aura de pesanteur analytique sur la personne du héros de guerre, d’insistance sur les scènes de combat.  Seule compte cette poésie de l’être détourné de sa route, vivant à demi ses années de fuite où il est un autre dépouillé. Un être qui ressent, qui observe, qui vit les choses comme à distance de son corps. Une distance qui rend les choses profondes, qui rend ce livre prenant et pesant, dont le personnage ne nous quitte plus.  Une image reste pour longtemps, l’image d’adieu, celle d’un homme qui n’est plus là , parti dans la contemplation de celui qui, face à lui, donne son premier concert de piano.  Et l’on passe son temps à chercher encore et encore comment cela est possible, à chercher ce qu’il ressent et comment il a pu survivre à une si grande perte.  Un bloc de béton s’abat dans l’estomac.  &nbsp;    
]]></description>
	<link>http://laliseuse.zeblog.com/247634-l-39-homo-sovieticus/</link>
	<author>la liseuse</author>
	<pubDate>Tue, 11 Sep 2007 17:21:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Introduction gammes blues rage de dent</title>
	<description><![CDATA[
Rédaction : développez aux temps du passé le récit d'une nuit sinistre.laliseuse&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 31 Août 200718ème bachelier&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Rédaction  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce soir-là j'étais allée me coucher pas plus angoissée que d'habitude. Après avoir vérifié une dizaine de fois que la porte était bien fermée et que tous les appareils électriques étaient bien débranchés et froids, j'étais partie rejoindre mon mari au lit.  Il était tout fringuant dans son petit pyjama de flanelle, ses joues pivoines accentuaient la beauté des boutons dorés et gravés avec les armoiries de notre famille. Après m'avoir délicatement tourné le dos en maugréant car je ne me prestais pas assez, il a éteint la lumière et je me suis endormie aussi sec grâce à la désormais pointue performance des somnifères aux algues de dubai. Quand soudain, il était peut-être minuit, je fus réveillée par un cri terrible, un cri de bête féroce. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce hurlement puissant et bestial sortait directement de la petite bouche étirée de mon petit mari si chou dans son pyjama de noël. Jean-Luc avait une rage de dent terrible.. Je le regardais pétrifiée, ne sachant que faire, où aller, qui appeler. Me rappelant subitement mes longues soirées seule devant la télé, j'ai trouvé la solution. "Ne crains rien Jean-Luc, j'arrive, tiens bon, tu vas t'en sortir". Et sans qu'il n'ait eu vraiment le temps de comprendre le pourquoi du comment, je l'ai assommé avec le buste de grand-mamie. Enfin il ne gémissait plus, et le buste n'était même pas effleuré. Mais quel tact Ginette. Pour être sûre qu'il ne se réveille pas tout suant dans les draps propres de notre lit Louis 9, je l'ai tiré jusqu'au salon où le carrelage, j'en étais certaine, lui serait salutaire. Je suis retournée me coucher, encore toute tremblotante mais si fière de ma réactivité. Je me suis offert un petit martini en récompense, et j'ai passé une nuit de rêve. Le pauvre...  &nbsp;Pour ce texte, je tiens à remercier mon amoureux qui a réellement souffert d'une vilaine rage de dent en pleine nuit, mais que je n'ai jamais, ô grand jamais, assommé avec un buste que nous ne possédons même pas.Au départ, j'étais partie pour vous parler d'une nouvelle tirée des "funérailles de la grande mémé" de Gabriel Garcia Marquez, mais tous les événements sont liés.Absente pour raison "professionnelle", j'ai lu cette nouvelle la veille de la terrible extraction de dent qu'il devait subir. Et presque heureusement pour lui, nous n'étions pas côte à côte car cette nouvelle s'attache à décrire l'extraction sans anesthésie d'une dent de sagesse récalcitrante, avec description du bruit et de la sensation incorporés.Le jour même, j'ai également lu "le vieux qui lisait des romans d'amour" de Luis Sepulveda où un vieux dentiste&nbsp; va de temps à temps arracher les dents toutes trouées de quelques patients isolés en pleine jungle.  Aussi, chantons tous en choeur ce refrain :"Ce matin-là En me levant J'avais bien mal aux dents Oh, là là là J'sors de chez moi Et j'fonce en pleurant Chez un nommé Durand Mm... Mm... Qu'est dentiste de son état Et qui pourra m'arranger ça"(De Salvador, celui qui aime se lever tôt après avoir chanté le repos)
]]></description>
	<link>http://laliseuse.zeblog.com/243109-introduction-gammes-blues-rage-de-dent/</link>
	<author>la liseuse</author>
	<pubDate>Fri, 31 Aug 2007 17:53:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>croisière musée en méditerranée</title>
	<description><![CDATA[
<img src="file:///C:/DOCUME%7E1/sony/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot.jpg" alt=""><img src="file:///C:/DOCUME%7E1/sony/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot-1.jpg" alt="">  &nbsp; "Le temps, la marée et les examens n'attendent pas"&nbsp; (Mary Lawson)  Je doute que Mary ait pensé au moment de la rédaction de cette phrase à mon pauvre sort personnel, mais je m'autorise quand même à le croire, histoire de ne pas être trop dure avec moi-même. Des mois d'épuisement moral et physique m'ont enfin permis d’arriver à ces quelques jours d'abstinence estudiantine. Je retrouve enfin mes lectures fétiches, je farfouille dans les librairies d'occasion à la recherche de la perle rare et la pêche est bien souvent miraculeuse (mais ceci est une autre histoire)  Je vais donc faire ici quelques gammes afin de me réhabituer à communiquer mes états d'âme et autres commentaires indispensables au maintien de l'équilibre environnemental (regardez, cet été je n'ai pas écrit, voyez le résultat, quelle culpabilité)  Ainsi, parlons d'un livre que je n'aurais jamais lu si on ne me l'avait pas refilé sans que je me rende bien compte de ce que je faisais. "Holy lola", coécrit pas Tiffany Tavernier et Dominique Sampiero pour la télévision. Généralement, assez bloquée sur des positions que je ne remets en cause qu'à chaque solstice d'hiver, j'évite de lire des scénarii de film, avec l'appréhension du marin que l'on enverrait pêcher à la mouche dans la Seille. Mais cette fois j'ai cédé, et je dois l'avouer, au début, pour des raisons pratiques. J'ai lu les premières lignes, ça avait l'air pas si mal écrit, et puis les chapitres étaient courts, ce qui a toujours pour effet de me faire dévorer les livres en quelques heures à peine. Ce que j'ai donc fait, à l'exception de la fin... Et j'ai été emballée, littéralement emportée par la vague de ce récit. Il faut dire pour ma défense que j'adore dévorer des "histoires de vie". Ce que je préfère étant les livres à plusieurs voix ou chacun témoigne de son expérience, réelle ou fictionnelle. (Autant dire que j'adore également les reportages qui passent tard sur ARTE et où des vies entières se dévoilent, de la plus belle façon qui soit, sous nos yeux ébahis) Pour faire court, ce livre développe l'expérience de vie d'un couple qui "décide" d'aller adopter au Cambodge (mais peut-être avez-vous vu le film?) Les voix du mari et de la femme s'alternent à chaque chapitre et nous offrent un aperçu mosaïque de cet accouchement combatif. En lien plus ou moins logique on trouve également le livre d’Elisabeth Quin «&nbsp;tu n’es pas la fille de ta mère&nbsp;» et puis le livre «&nbsp;naissances&nbsp;», récits complexes de plusieurs écrivaines.  «&nbsp;Je dis mais ne sais pas&nbsp;»   &nbsp;  La liberté est toujours difficile à reconquérir, alors pour la suite, je vais faire bref, je vais vous raconter un rêve.  J’ai rêvé d’un labyrinthe sans fin où j’errais seule à la recherche désespérée de quelqu’un de ma connaissance. J’ai fini par monter dans un ascenseur qui ne menait nulle part.  J’ai pris un livre, un livre de Plaute, et je me suis moquée d’Euclion. L’ascenseur s’est aussitôt stoppé net à l’étage des ragots. Et c’est là que j’ai appris que laliseuse aimait beaucoup les histoires..<img src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/l/laliseuse/miawpetit.jpg">"Vos enfants ne sont pas vos enfants. 
Ils sont les fils et les filles du désir de la Vie pour elle-même. 
Ils passent par vous mais ne viennent pas de vous, 
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. 
Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées. 
Car ils ont leurs propres pensées. 
Vous pouvez loger leurs coprs, mais pas leurs âmes. 
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même en rêve. 
Vous pouvez vous efforcer d'être semblables à eux, mais ne cherchez pas à les rendre semblables à vous, 
Car la vie ne revient pas en arrière et ne s'attarde pas avec le passé. 
Vous êtes les arcs à partir desquels vos enfants, telles des flèches vivantes, sont lancés. 
L'Archer vise la cible sur la trajectoire de l'infini, et Il vous
courbe de toutes ses forces afin que les flèches soient rapides et leur
portée lointaine. Puisse votre courbure dans la main de l'Archer être pour l'allégresse, 
Car de même qu'Il chérit la flèche en son envol, Il aime l'arc aussi en sa stabilité." 
Gibran Khalil Gibran  
"]]></description>
	<link>http://laliseuse.zeblog.com/242657-croisiere-musee-en-mediterranee/</link>
	<author>la liseuse</author>
	<pubDate>Thu, 30 Aug 2007 21:19:00 +0200</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Guide de l'amour courtois (corrigé)</title>
	<description><![CDATA[
    				 "La plupart des histoires que l'on déclare d'amour arrivent à des gens qui se sont montrés leur derrière alors qu'ils n'en avaient pas le droit." (Georges Courteline)Présentons tout d’abord nos personnages&nbsp;:                                  Voilà Anna, femme de haut rang, belle, digne, mariée au duc de Normandie, elle aime gérer son ménage, organiser des dîners et coudre des napperons.Hugues lui est un jeune chevalier revenu d'une croisade en Orient, ses mains sont fines et habiles, il maîtrise l’art de la rhétorique et à la musique en adoration.Toutes les conditions sont là pour une bien jolie histoire d’amour courtois.L’amour courtois est un amour contrarié.Evidemment Anna est comme il se doit, une femme un peu naïve et emprunte de foi chrétienne. Hugues quant à lui est tel un poulain fougueux à la crinière palpitante. Dès leur première rencontre, l’amour surgit, et c’est immédiat…enfin presque&nbsp;; pour être sur d’arriver à ses fins, Hugues doit bien vérifier avant de commencer qu’Anna est une épouse modèle, qu’elle est d’un rang supérieur au sien, que tout le monde les observe, et préférer que celle-ci vive à une grande distance à cheval. Petits détails indispensables à une relation qui marche.Bien sur, il fera le premier pas «&nbsp;que vos napperons sont doux, que la dinde est exquise&nbsp;» et ne manquera pas de renifler son doux parfum musqué au détour d’une rencontre croisée.Il passera la soirée à l’admirer avec des yeux de merlan frit et elle n’y verra que du feu. Car Anna est heureuse, ses œufs à la diable ont eu un succès fou et son époux ronfle déjà d’aisance dans le sofa Hugues Capet (une bien belle affaire).Vas y Hugues, c’est le moment ou jamais, la belle est assise, les yeux rêveurs et le bandeau soyeux, devant une table ou la masse virile eructe d'aise. Il la rejoint, hésite, mais sa témérité est celle d’un jeune homme fier qui croit en le pouvoir royal de sa chevelure. Il s’assoit donc à ses côtés. Et reste muet…L’amour courtois a besoin de temps. Et oui, le désir est si présent qu’Hugues rougit de se savoir gêné. Il décide d'envoyer son ecuyer pour lui remettre discrètement un message dès son départ.L’amour courtois est de ses amours discrets, qui toujours se révèle au moment les plus idiots qui soient.Quand Anna recevra cette missive, elle rougira et ira a confesse. Comme toute héroïne qui se respecte, au lieu de rester muette, elle décidera, pleine de bonnes intentions, de lui envoyer à son tour une dame de sa cour pour lui exprimer ses excuses les plus sincères, car non vraiment c’est impossible, «&nbsp;et la bonne qui pique tous mes bijoux&nbsp;!&nbsp;»Hugues ne se souciera pas d’avoir reçu une réponse négative, il en est sur maintenant, elle l’a remarqué, elle l'aime fougueusement, c’est l’heure de l’approche décisive.En amour courtois, dire que «&nbsp;c’est l’heure de l’approche décisive&nbsp;» signifie qu’il ne reste plus que quelques mois d’acharnement halluciné avant d’obtenir un regard de la belle.Mais six mois plus tard, la prude Anna, enceinte de son duc, repoussera une ultime fois son amant fou, prétextant des nausées matinales, mais ressentant en réalité les premiers signes d’un amour reconnaissant pour son jeune soupirant au torse puissamment galbé.Lui, ruiné par son amour, sans un sou ni un ami, ira se jeter sous une charrue. Cependant, il aura pris la peine par avant de déclamer toute son histoire dans une magnifique œuvre courtoise(tel un bon troubadour).Un soir de pleine lune, à la cour du Duc de Normandie, un homme viendra conter cette histoire et encore bien d’autres. Anna croira déceler son histoire à elle dans ces récits (même si nous on sait que c’était la chanson trois qui la concernait, et qu’elle a pleuré pour la cinq), elle tombera gravement malade et laissera son mari seul et éploré avec une petite enfant naine.  Mais vous savez, parfois il arrive aussi que ça finisse bien        
]]></description>
	<link>http://laliseuse.zeblog.com/152872-guide-de-l-39-amour-courtois-corrige/</link>
	<author>la liseuse</author>
	<pubDate>Mon, 19 Feb 2007 15:43:00 +0100</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Quand tout se ligue</title>
	<description><![CDATA[

«&nbsp;Une femme de 37 ans a été tuée dimanche soir en
Belgique par un guépard dont elle était la «marraine»&nbsp;» (Par
Libération.fr 12/02/07)

























&nbsp;Ni une ni deux, ce fait divers assez glauque, nous en
conviendrons, m’a fait replonger dans un épisode particulièrement marquant de «&nbsp;la
 Déferlante&nbsp;»(Balland,
2003)Dans ce livre écrit par Anne Colmerauer (également
connue sous le nom d’Anne Calife), le personnage principal finit par pousser
dans une cage aux lions une autre femme qui s'y fait aussitôt dévorer.Ce livre était vraiment obsédant car l’écriture vous
transperçait véritablement.Une femme y lutte contre ce qui envahit son esprit.Et la lutte est rude.Ce roman a un goût particulier pour moi car j’ai eu la
chance de rencontrer son auteure avant même de lire son ouvrage. Elle était (et
demeure) professeure dans mon établissement. Nous faisions, mon amie et moi, un
exposé sur je cite «&nbsp;la folie dans la création&nbsp;».Nous nous étions aussi inspirées, à cette occasion, du «&nbsp;mur&nbsp;»
de Sartre et des «&nbsp;bébés de la consigne automatique&nbsp;» de Murakami
Ryu. Autant dire que le sujet était passionnant, et le passage par des
romans qui illustraient des faits «&nbsp;scientifiques&nbsp;» terriblement
intéressant.Mais pour en revenir à cette histoire, cette rencontre a
influé ma lecture en ce que j’ai eu du mal à croire que cette femme-là ait créé
un Univers pareil.Des images surgissent encore.Et avec elles, cette rencontre un peu floue, mystérieuse et
teintée de ce passé qui romance et sépare tous vos souvenirs du «&nbsp;réellement
vécu&nbsp;».Quand le roman rejoint la réalité, quand parfois même l’inspiration
part d’un fait réel, on sent son esprit s’ouvrir à une multitude de mondes.Et qu’il est bon de se plonger dans ceux qui ne tuent qu’en
mots. 



]]></description>
	<link>http://laliseuse.zeblog.com/149430-quand-tout-se-ligue/</link>
	<author>la liseuse</author>
	<pubDate>Tue, 13 Feb 2007 21:35:00 +0100</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Emilie Loizeau et le son de l'ambulance</title>
	<description><![CDATA[









Quand
j’entends ne serait ce qu’une alarme de police, mon cœur s’emballe déjà à des
allures folles. Je ne me sens point coupable, loin de là, mais j’imagine à
chaque fois l’événement qui a pu causer tel nécessaire recours à la police.Pour
l’alarme de l’ambulance c’est encore plus vif, c’est à peine si je peux retenir
mes larmes par un semblant de sens commun qui me dit que non vraiment ce n’est
pas raisonnable, nous ne sommes pas dans un de vos romans ma petite huguette.Je pense
bien que le fait d’imaginer des scènes, parfois même de les romancer, doit être
en cause dans une telle réaction. Mais l’on ne peut pas non plus s’empêcher de
se dire que la réalité est au combien plus crue.Et les
larmes redoublentHommage aux
spots publicitaires pour les gsm qui nous créent des mondes paradisiaques ou
personne ne se flingue.



&nbsp;Pour
quitter un tel discours, une chanson d’amour&nbsp;à écouter et à réécouter
«&nbsp;london town&nbsp;» d’Emilie Loizeau en duo avec Andrew Bird (ne serait ce que pour le langoureux de son accent à lui et&nbsp; l'enfantin "rocaillement" de sa voix à elle)



]]></description>
	<link>http://laliseuse.zeblog.com/149410-emilie-loizeau-et-le-son-de-l-39-ambulance/</link>
	<author>la liseuse</author>
	<pubDate>Tue, 13 Feb 2007 21:00:00 +0100</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>&quot;Moi d'abord&quot; (de Katherine Pancol)</title>
	<description><![CDATA[
  Faut-il se méfier de l’amour&nbsp;? Faut il se méfier du désir&nbsp;? Faut il croire en la vérité&nbsp;?    &nbsp;Je pense que le problème doit être pris sous un autre angle.L’amour, le désir et la vérité sont trois absolus qui renferment dans le fini tout un lot de contradictions.      Ce qui est à craindre de l’amour, ce sont ses effets, qui parfois jouent les guides dans l’erreur. Ce qui est à craindre du désir, c’est sa polymorphie originelle et son insatisfaction éternelle. Il est un moteur qui tantôt nous pousse à nous réaliser pleinement et qui tantôt nous aliène.Quant à la vérité, elle est absolue. Mais les vérités, elles, «&nbsp;nous trompent&nbsp;» souvent en n’étant que des reflets d’elle-même et en nous aveuglant.  Soit assez de pièges que pour tomber profondément dans le puit.     Quand Sophie, l’héroïne de ce livre, tombe amoureuse, elle tombe amoureuse d’un statut enfin obtenu. La fin des questionnements est proche, le désir comblé, ou du moins le désir sexuel (et cela seulement pour un temps), et la vérité semble toute trouvée, soit ELLE et LUI pour la vie.  Pourtant, elle se retrouve rapidement comme handicapée du bonheur, jamais satisfaite, toujours réduite à n’être que ce que l’on dit ou veut d’elle, incapable de se révolter, presque comblée à la vue d’une stabilité banale certes mais prochaine. Plus à penser. Thème des plus actuels.  Ramona, sa meilleure amie, exulte dans l’absolu. Rien n’est assez idéal que pour lui plaire, elle mourra à 20 ans en toussant dans un mouchoir en batiste ou deviendra l’aboutissement d’elle-même. La demi mesure n’existe pas  A lire ceci, on se dit qu’il doit bien y avoir quand même un entre deux. On se dit que certes en amour, il faudrait vraiment commencer à s’appliquer à penser à soi d’abord, pas trop, peut être un peu plus, c’est à dire assez que pour être fier(e) de soi.   Seulement, comment résister à la tentation extrême d’être soudé à l’être aimé. Penser à soi pour que le couple vogue toujours sur des flots lumineux, sans doute un objectif à renouveler sans cesse.  L’idée est parfaite, elle nous a presque tous déjà effleurée, voire même beaucoup travaillée, et Sophie ajoute à cela en posant sa pierre à l’édifice, avec son cas à elle, peut être extrême, sans doute courant.     Au final son creux intérieur nous éblouie comme un reflet fin observateur, qu’importe la route que l’on a fait sur sa longue et propre traversée personnelle. Et à son tour on recherche ou on refait confiance à son Eduardo, ami essentiel qui nous fera réaliser ce que l’on vaut au juste.    &nbsp;(A signaler, l’écriture magistrale de l’auteur, qui dans tous ses romans, offre une consistance incroyable à ses personnages et à leur vie, passant parfois peut être sur l’extérieur, mais nous attachant toujours à son ouvrage par son côté palpitant et vrai (même si le destin des êtres qui le compose est parfois exceptionnel)).    &nbsp;Un extrait-résumé&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Je levai le menton et vis, en face de moi, un couple illustration pour magazine&nbsp;: lui, grand, protecteur, viril&nbsp;; elle, blottie, fragile, avec de longues mèches blondes. Nous étions un beau couple qui allait s’installer dans un bel appartement, avec un bel avenir devant lui. Une belle image à ne pas profaner. On s’installa le mois suivant. On fit le tour des salles de vente, de l’Armée du Salut, des compagnons d’Emmaüs pour acheter au plus bas prix des matelas, des chaises, des tables. Le reste, c’est Antoine qui le fabriquait.&nbsp;»      
]]></description>
	<link>http://laliseuse.zeblog.com/141894-moi-d-39-abord-de-katherine-pancol/</link>
	<author>la liseuse</author>
	<pubDate>Thu, 01 Feb 2007 09:15:00 +0100</pubDate> 
</item>

<item>
	<title>Le mal de l'arrivée</title>
	<description><![CDATA[<img src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/l/laliseuse/route.jpg">

En plus de
ces contrées personnelles ou l’on se sent maître en péril

Devoir
faire face aux nouveaux dangers, aux étrangers et aux obligations incohérentes

Devoir
contrer les envies de sombrer dans un profond sommeil

Comme un
creux qu’on ne veut pas voir

Ecouter la
voix de Marissa Nadler

Replonger
dans nos illustres chimères (il faut pourtant y croire&nbsp;!)

Et en retomber
amoureuse



]]></description>
	<link>http://laliseuse.zeblog.com/141764-le-mal-de-l-39-arrivee/</link>
	<author>la liseuse</author>
	<pubDate>Wed, 31 Jan 2007 21:57:00 +0100</pubDate> 
</item>

</channel>
</rss>