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croisière musée en méditerranée

Par la liseuse :: 30/08/2007 à 21:19

  "Le temps, la marée et les examens n'attendent pas"  (Mary Lawson)

Je doute que Mary ait pensé au moment de la rédaction de cette phrase à mon pauvre sort personnel, mais je m'autorise quand même à le croire, histoire de ne pas être trop dure avec moi-même.
Des mois d'épuisement moral et physique m'ont enfin permis d’arriver à ces quelques jours d'abstinence estudiantine.

Je retrouve enfin mes lectures fétiches, je farfouille dans les librairies d'occasion à la recherche de la perle rare et la pêche est bien souvent miraculeuse (mais ceci est une autre histoire)


Je vais donc faire ici quelques gammes afin de me réhabituer à communiquer mes états d'âme et autres commentaires indispensables au maintien de l'équilibre environnemental (regardez, cet été je n'ai pas écrit, voyez le résultat, quelle culpabilité)

Ainsi, parlons d'un livre que je n'aurais jamais lu si on ne me l'avait pas refilé sans que je me rende bien compte de ce que je faisais.
"Holy lola", coécrit pas Tiffany Tavernier et Dominique Sampiero pour la télévision.
Généralement, assez bloquée sur des positions que je ne remets en cause qu'à chaque solstice d'hiver, j'évite de lire des scénarii de film, avec l'appréhension du marin que l'on enverrait pêcher à la mouche dans la Seille. Mais cette fois j'ai cédé, et je dois l'avouer, au début, pour des raisons pratiques.
J'ai lu les premières lignes, ça avait l'air pas si mal écrit, et puis les chapitres étaient courts, ce qui a toujours pour effet de me faire dévorer les livres en quelques heures à peine.
Ce que j'ai donc fait, à l'exception de la fin...
Et j'ai été emballée, littéralement emportée par la vague de ce récit.
Il faut dire pour ma défense que j'adore dévorer des "histoires de vie". Ce que je préfère étant les livres à plusieurs voix ou chacun témoigne de son expérience, réelle ou fictionnelle. (Autant dire que j'adore également les reportages qui passent tard sur ARTE et où des vies entières se dévoilent, de la plus belle façon qui soit, sous nos yeux ébahis)

Pour faire court, ce livre développe l'expérience de vie d'un couple qui "décide" d'aller adopter au Cambodge (mais peut-être avez-vous vu le film?)
Les voix du mari et de la femme s'alternent à chaque chapitre et nous offrent un aperçu mosaïque de cet accouchement combatif.
En lien plus ou moins logique on trouve également le livre d’Elisabeth Quin « tu n’es pas la fille de ta mère » et puis le livre « naissances », récits complexes de plusieurs écrivaines.

« Je dis mais ne sais pas »

 

La liberté est toujours difficile à reconquérir, alors pour la suite, je vais faire bref, je vais vous raconter un rêve.

J’ai rêvé d’un labyrinthe sans fin où j’errais seule à la recherche désespérée de quelqu’un de ma connaissance. J’ai fini par monter dans un ascenseur qui ne menait nulle part.

J’ai pris un livre, un livre de Plaute, et je me suis moquée d’Euclion. L’ascenseur s’est aussitôt stoppé net à l’étage des ragots. Et c’est là que j’ai appris que laliseuse aimait beaucoup les histoires..



"Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles du désir de la Vie pour elle-même.
Ils passent par vous mais ne viennent pas de vous,
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez loger leurs coprs, mais pas leurs âmes.
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même en rêve.
Vous pouvez vous efforcer d'être semblables à eux, mais ne cherchez pas à les rendre semblables à vous,
Car la vie ne revient pas en arrière et ne s'attarde pas avec le passé.
Vous êtes les arcs à partir desquels vos enfants, telles des flèches vivantes, sont lancés.
L'Archer vise la cible sur la trajectoire de l'infini, et Il vous courbe de toutes ses forces afin que les flèches soient rapides et leur portée lointaine.
Puisse votre courbure dans la main de l'Archer être pour l'allégresse,
Car de même qu'Il chérit la flèche en son envol, Il aime l'arc aussi en sa stabilité."
Gibran Khalil Gibran

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